06.11.2019 Bénévoles : un pilier des soins palliatifs

Au vu de l’évolution démographique, l’accompagnement et les soins apportés par des proches aux membres de leur famille seront encore plus importants à l’avenir. Par leur travail, les bénévoles peuvent compléter l’offre des professionnels – et en particulier soutenir et soulager les proches aidants.

Photos Bénévoles : un pilier des soins palliatifs

TODO CHRISTIAN

Nombre de bénévoles participent déjà à l’accompagnement psychosocial et émotionnel des personnes concernées et de leurs proches. Citons p. ex. Christiane von May, à qui la radio télévision suisse alémanique a décerné le titre d’« héroïne du quotidien » cette année. Mme von May a créé la fondation pro pallium, dont les bénévoles assistent et soulagent les familles avec des enfants gravement malades dans leur quotidien.

Le travail des bénévoles devrait encore gagner en importance dans le futur. Avec l’augmentation de l’âge moyen, la Suisse compte un nombre croissant de personnes atteintes de maladies chroniques ou incurables. On voit par ailleurs la structure de la famille évoluer et la cohésion entre les générations se fissurer dans une certaine mesure. Le travail des bénévoles contribue d’autant plus à ce que les personnes gravement malades et en fin de vie puissent continuer de bénéficier d’un accompagnement, si possible dans le lieu de leur choix. Les services offerts par les bénévoles montrent aussi aux proches qu’ils ne sont pas seuls face à leurs préoccupations et leurs craintes – et qu’ils peuvent compter sur un soutien.

En collaboration avec différentes organisations et institutions, l’Office fédéral de la santé publique a élaboré en 2014 des recommandations pour l’organisation et la promotion des prestations bénévoles. L’une des recommandations principales est la création de services régionaux d’information et de conseil visant à orienter les personnes concernées ou recherchant de l’aide vers les diverses offres disponibles. Ces antennes jouent aussi le rôle de plaque tournante en assurant un travail en réseau avec d’autres services du domaine des soins palliatifs et pourront veiller à la bonne coordination des professionnels et profanes.

Lors de leurs interventions, les bénévoles doivent pouvoir contacter un professionnel qualifié en cas de besoin. Toutes les parties prenantes doivent par ailleurs être conscientes que le travail des bénévoles complète l’offre d’accompagnement et de traitement, mais ne la remplace pas. Les bénévoles aident non seulement les personnes gravement malades, mais aussi leur entourage proche. Pour que l’accompagnement des malades incurables se passe bien, il est utile que toutes les parties impliquées définissent ensemble les domaines de responsabilité de chacun. La collaboration de professionnels, de proches et de bénévoles peut ainsi donner naissance à un réseau d’accompagnement stable et solide.

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Flurina Näf
section Politique nationale de la santé

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